mercredi 25 mars 2009

la chasse en boite!

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Non au "lion en boîte". C’est sous ce curieux intitulé que des associations, en Afrique du Sud, partent en guerre contre les chasses aux animaux sauvages. Une chasse qui n’a de sportive que le nom.

Élevés en captivité et drogués
En effet, deux militants, Beverley Pervan et Chris Mercer, viennent de démontrer dans leur livre, "l’amour de la vie sauvage", que non seulement les animaux livrés aux chasseurs sont issus d’élevages, mais de surcroît sont drogués afin d’être plus aisément tués.
Aisément étant, là encore, un bien grand mot puisqu’il n’est pas rare que ces Tartarins s’y prennent à plusieurs reprises (jusqu’à 16 fois et davantage) pour parvenir à tuer l’animal qui deviendra un si ravissant trophée dans leur salon.

7950 euros les quatre jours de chasse
Les auteurs estiment qu’environ 3500 lions sont élevés en captivité pour devenir la proie des chasseurs. Il s’agit, pour les organisateurs de safari, d’une activité fort lucrative, puisque seules des personnes fortunées peuvent prétendre participer à la traque au lion. Un site spécialisé, en France, propose ainsi une "promotion" sur la chasse à la lionne pour la somme de 7950 euros, les quatre jours de chasse, voyage en avion non compris.

Taxes de prélèvement
L’activité est également rentable pour l’Afrique du Sud puisque des taxes sont très officiellement prélevées pour chaque animal abattu. Un barème a ainsi été édicté. La taxe de prélèvement se monte, par exemple, à 2500 euros pour un hippopotame ou 6000 euros pour un zèbre du Cap.