Les violences sexuelles : de l'exploitation au viol
En France, 5 % seulement des viols de femmes majeures feraient l’objet d’une plainte
- En Afrique du Sud, 147 femmes sont violées chaque jour (2003). Une écolière sur trois a subi des violences sexuelles à l’école et seules 36 % d’entre elles en ont fait état auprès d’une tièrce personne (1998).
- Aux Etats-Unis, une femme est violée toutes les 90 secondes (2000). On estime qu’aux Etats-Unis ou au Pays-Bas un tiers des femmes ont été victimes d’abus sexuels dans leur enfance.
- En France, 50 000 femmes sont violées chaque année (2001). 5% seulement des viols de femmes majeures feraient l’objet d’une plainte. Plus d’une femme sur dix déclare avoir subi des agressions sexuelles au cours de sa vie.
- Selon une étude sur l’homicide des femmes à Alexandrie (Egypte), 47% des femmes assassinées l’ont été par un proche après qu’elles ont été victimes d’un viol (les « crimes d’honneur »).
- Des trafics de femmes et de jeunes filles ont été signalés dans 85 % des zones de conflits (2003).
- En République Démocratique du Congo, 5 000 cas de viols – soit 40 par jour – ont été enregistrés dans la région d’Ulvira par des associations de femmes entre 2002 et 2005.
- Au Rwanda, entre 250 000 et 500 000 femmes – soit environ 20% des femmes – ont été violées durant le génocide de 1994.
- En Bosnie, entre 20 000 et 50 000 femmes ont été violées au cours des cinq mois de conflit en 1992.
- Dans certains villages du Kosovo, 30 à 50 % des femmes en âge d’avoir des enfants ont été violées par des hommes des forces serbes.
- Au Rwanda, une équipe de l’Unicef spécialisée dans les psycho-traumatismes a rendu compte des viols commis lors de la guerre civile, dont l’ampleur « dépasse l’imagination » : chaque femme ou adolescente épargnée lors des tueries aurait été violée.
- En Sierra Leone, 72 % des femmes interrogées affirment avoir été victimes de violences sexuelles, viols et viols collectifs. La rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes témoigne : « L’absence d’enquête, de poursuite et de châtiment touchant les auteurs de viols et d’autres formes de violences sexistes (…) a contribué à créer un climat d’impunité qui perpétue la violence à l’égard des femmes. Principales victimes de la guerre, elles doivent à ce titre être encouragées à témoigner devant la Commission Vérité et Réconciliation et devant le tribunal spécial ». Créé en 2002, ce tribunal est chargé de poursuivre les responsables des violations graves des droits de l’homme depuis 1996. Une enquête a également révélé l’existence de nombreux abus sexuels contre des mineures réfugiées ou déplacées en Afrique de l’Ouest, commis par des personnels humanitaires, et par les soldats de la paix de la MINUSIL.