210 personnes ont été interpellées lundi soir, à Paris, et 164 ont été placées en garde à vue après des incidents qui ont émaillé une manifestation non déclarée de Tamouls, prés de la gare du Nord, à Paris. Mardi matin, 143 d'entre eux étaient encore en garde à vue. Ces manifestants pourraient être poursuivis pour "attroupement armé", d'après la préfecture de police de Paris (PP), qui a précisé qu'une bouteille lancée contre un policier pouvait être considérée comme une arme par destination. Quatre personnes, dont un membre des forces de l'ordre, ont été légèrement blessées. Les vitres de trois autobus de la RATP, de deux voitures et d'un camion ont été brisées et un scooter a été incendié.

Au début du rassemblement, plusieurs centaines de Tamouls ont scandé les slogans "Peuple français, réagis" et "M. Sarkozy, aidez-nous, aidez-nous", distribuant des tracts annonçant que "1.496 civils tamouls, dont 476 enfants," avaient été tués lundi par l'armée du Sri Lanka,
qui a intensifié son offensive contre les rebelles. C'est après que la situation a dégénéré. Des membres du cortège ont alors renversé des poubelles sur la chaussée et certains d'entre eux ont jeté des bouteilles sur les fonctionnaires de police. Vers 21 heures, ils ont été dispersés et le quartier a retrouvé son calme, tandis qu'une imposante présence policière a été maintenue sur place.