Les récentes émeutes de la faim l'ont montré : des millions d'hommes et de femmes ne mangent pas à leur faim. Pourtant, des tonnes de nourriture encore consommables sont jetées chaque année. Pourquoi ne pas généraliser le système des banques alimentaires, pour faciliter aux populations défavorisées l'accès à une nourriture de qualité ?
En Belgique, les invendus encore consommables et mis à la poubelle représentent 40 000 tonnes de nourriture (hors déchets alimentaires des ménages et des structures scolaires), alors que seules 2 000 tonnes sont données aux banques alimentaires.
Contexte identique en Angleterre, où près de quatre millions de tonnes d'aliments non périmés et parfaitement mangeables sont jetés chaque année, soit un gaspillage d'environ 486 millions d'euros. Des chiffres confirmés par le Wrap (Waste & resources action programme), qui annonce en outre que 90% des consommateurs n'ont pas idée des quantités qu'ils jettent.
Dernier exemple en Italie : une étude de l'université de Bologne évalue à 238 278 tonnes la quantité d'aliments qui pourraient être récupérées chaque année. Soit une économie de 882 millions d'euros, et de quoi fournir trois repas par jour à 620 500 personnes.
Il n'existe pas d'étude similaire pour France, mais on peut supposer que le gaspillage atteint un niveau comparable.