vendredi 30 octobre 2009
South Park dénonce encore de façon géniale.
http://www.wat.tv/video/south-park-s13ep01-bague-french-1ssvc_1ssvy_.html

durand et le 1 er de classe mauvais bonnaud etait la pour casser et non pour parler. ou sont les images du pentagone, pourquoi le WT7 EST TOMBÉ. basta. des doutes. pourquoi retrouve t on le passport d'un des barbus le jour meme, n'oublions que l'avion a fait fondre de l'acier....plus 800kmh l'avion a percuté. on retrouve un passport nikel...?? le jour meme??? enfin...puis pour les septiques sourds:une question ou sont les armes de destructions massives en Irak?c'est un mensonge ou pas?
jeudi 29 octobre 2009
L'objet du scandale, 11 septembre, Bigard, Kassovitz
les deux Kassovitz et Bigard se sont fait piéger face à trois sourds et interprètent de leurs mots et leurs simples doutes!. ils ont des DOUTES. DES DOUTES SUR 9 11. pentagone, WT7 pourquoi???
ce qui m'a le plus dégoutté c'est ce petit ""journaliste"" frederic bonnaud. ce 1er de classe au regard prétentieux a la tete de collabo des biens pensants! qui critiquent Bigard et Kassovitz en les regardant de haut, les traitants de façon arrogantes d'illuminés.
durand est le reste non pas voulu parler, ils étaient déterminés a les casser les humilier et faire un buzz comme avait dit bonnaud quelque temps avant de Kassovitz. ( pourquoi est il dans l'émission alors, pour un buzz avec sa gueule? ) pourquoi annuler le scientifique et bon journaliste qui ont des doutes aussi 48 heures avant l'emission! ?????????pourquoi.
ses gens égoïstes se foutent des doutes et du 9 11 que des millions de personnes ont des doutes ça les gênent!!! car il n'ont pas le courage et l'équilibre de ce dire. tiens! c'est vrai que c'est un peu étrange! même dire un peu serait énorme pour eux.
ce qui m'a le plus dégoutté c'est ce petit ""journaliste"" frederic bonnaud. ce 1er de classe au regard prétentieux a la tete de collabo des biens pensants! qui critiquent Bigard et Kassovitz en les regardant de haut, les traitants de façon arrogantes d'illuminés.
durand est le reste non pas voulu parler, ils étaient déterminés a les casser les humilier et faire un buzz comme avait dit bonnaud quelque temps avant de Kassovitz. ( pourquoi est il dans l'émission alors, pour un buzz avec sa gueule? ) pourquoi annuler le scientifique et bon journaliste qui ont des doutes aussi 48 heures avant l'emission! ?????????pourquoi.
ses gens égoïstes se foutent des doutes et du 9 11 que des millions de personnes ont des doutes ça les gênent!!! car il n'ont pas le courage et l'équilibre de ce dire. tiens! c'est vrai que c'est un peu étrange! même dire un peu serait énorme pour eux.
lundi 26 octobre 2009
dimanche 25 octobre 2009

Sommes-nous, nous les humains, hermétiques à ces pollutions ? Oui, car nous ne mangeons pas les déchets "marins" ! Oui, mais... nous respirons un air pollué par des milliers de substances issues de la chimie dite moderne, nous buvons un eau polluée par 10 000 molécules , nous mangeons des légumes et fruits contaminés par des pesticides, fongicides, nous consommons des animaux traités aux antibiotiques et autres médicaments. Et nous sommes transpercés par ondes et radiations de plus en plus présentes.
Résultat: notre sang, nos cellules sont perturbés par ces produits des industries chimiques et alimentaires (l'agriculture dite "conventionnelle" ou "raisonnée").
Alors , à quand un changement de comportement par lune diminution drastique de ce trop de plein de chimie, de mal-bouffe, et d'envahissement par les ondes ? A quand la taxe "chimie et poubelles" ? A quand l'arrêt des subventions pour les industriels des champs ?
La colère des Penan de Bornéo est montée d'un cran quand douze villages se sont réunis pour ériger de nouveaux barrages routiers contre les compagnies d'exploitation forestière et de plantations de palmiers à huile qui détruisent leurs forêts.
Selon l'ONG de soutien aux peuples indigènes, Survival International, Les chasseurs-cueilleurs penan vivent dans les forêts tropicales du Sarawak, dans la partie malaisienne de l'île de Bornéo. Traditionnellement nomades, la plupart des Penan, dont le nombre est de 10 à 12 000, sont aujourd'hui sédentarisés en communautés mais continuent de dépendre étroitement de la forêt pour leur subsistance.
Pour tenter de faire face à l'exploitation forestière et aux plantations sur leurs terres sans leur consentement, des centaines de Penan ont érigé trois nouveaux barrages au Sarawak. Ils demandent, légitimement, que leurs droits territoriaux soient reconnus.
Ces récentes protestations ont été organisées à peine quelques semaines après les barrages érigés par deux villages penan voisins. La destruction de leurs forêts prive les chasseurs-cueilleurs penan de la flore et de la faune dont ils dépendent pour leur subsistance et pollue les rivières dans lesquelles ils pêchent. Sans la forêt, les Penan ne peuvent plus nourrir leurs familles.
L'objectif de ces barrages est de contraindre les compagnies forestières malaisiennes Samling, Interhill, Rimbunan Hijau et KTS à mettre fin à leurs activités sur le territoire des Penan sans leur consentement. Un des précédents barrages, érigé en juin dernier dans la région de Ba Marong, a forcé une filiale de KTS à se retirer de la zone – mais les Penan craignent le retour des bûcherons.
Dans une autre région, la compagnie Samling opère dans une partie de la forêt des Penan encore vierge de toute déforestation. Des observateurs craignent que la route construite par la compagnie n'atteigne dans les semaines à venir la région isolée de Ba Jawi.
Des ouvriers de ces compagnies ont menacé de mort les Penan qui continuent à résister et d'autres sont accusés d'avoir violé des femmes et des jeunes filles penan comme en témoigne Pisang, un Penan : "Je suis allé rencontrer les ouvriers la semaine dernière pour leur demander d'arrêter de détruire notre forêt. Ils m'ont répondu : 'Il s'agit d'un projet gouvernemental. Si vous vous y opposez, nous vous tuerons."
Des journalistes couvrant les manifestations ont été interceptés par des policiers armés de mitrailleuses et emmenés pour interrogatoire, attestant de la complicité du gouvervement.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : « Les compagnies d'exploitation forestière empêchent les Penan de nourrir leurs familles. Qu'ils érigent des barricades n'est pas surprenant. Actuellement, dans certaines régions, des Penan reçoivent une aide alimentaire – avant l'arrivée des bûcherons, ils n'auraient jamais eu besoin d'une telle charité. Le gouvernement malaisien doit reconnaître leurs droits territoriaux et mettre un terme à la déforestation. »
Les Penan luttent depuis plus de vingt ans contre les compagnies d'exploitation forestière qui opèrent sur leurs terres avec le plein soutien du gouvernement. Dans les zones où toutes les essences précieuses ont déjà été abattues, les compagnies achèvent de défricher la forêt pour faire place aux plantations de palmiers à huile.
Les ravages de l'huile de Palme et nos responsabilités
La Malaisie est le principal producteur d'huile de Palme (17,7 millions de tonnes en 2008) avec l'Indonésie (19,2 millions de tonnes en 2008). Ces deux pays représentent 85 % de la production mondiale et continuent d'accroître leur production au détriment de leurs forêts et leurs populations.
La demande d'huile de palme est en forte augmentation car elle est bon marché. Ainsi, l'Europe est l'un des principal importateur mondial d'huile de palme. L'huile de palme est un ingrédient discret mais très utilisé que l'on trouve dans de nombreux produits de supermarché : chips, biscuits, glaces, cosmétiques, savons, peintures et même pour la fabrication d'agrocarburants.
Il nous incombe aussi de vérifier dans les aliments que nous achetons sa présence afin d'éviter l'achat de produits qui en contiennent. La déforestation à l'autre bout de la planète trouve aussi ses raisons chez nous, dans notre supermarché...
Selon l'ONG de soutien aux peuples indigènes, Survival International, Les chasseurs-cueilleurs penan vivent dans les forêts tropicales du Sarawak, dans la partie malaisienne de l'île de Bornéo. Traditionnellement nomades, la plupart des Penan, dont le nombre est de 10 à 12 000, sont aujourd'hui sédentarisés en communautés mais continuent de dépendre étroitement de la forêt pour leur subsistance.
Pour tenter de faire face à l'exploitation forestière et aux plantations sur leurs terres sans leur consentement, des centaines de Penan ont érigé trois nouveaux barrages au Sarawak. Ils demandent, légitimement, que leurs droits territoriaux soient reconnus.
Ces récentes protestations ont été organisées à peine quelques semaines après les barrages érigés par deux villages penan voisins. La destruction de leurs forêts prive les chasseurs-cueilleurs penan de la flore et de la faune dont ils dépendent pour leur subsistance et pollue les rivières dans lesquelles ils pêchent. Sans la forêt, les Penan ne peuvent plus nourrir leurs familles.
L'objectif de ces barrages est de contraindre les compagnies forestières malaisiennes Samling, Interhill, Rimbunan Hijau et KTS à mettre fin à leurs activités sur le territoire des Penan sans leur consentement. Un des précédents barrages, érigé en juin dernier dans la région de Ba Marong, a forcé une filiale de KTS à se retirer de la zone – mais les Penan craignent le retour des bûcherons.
Dans une autre région, la compagnie Samling opère dans une partie de la forêt des Penan encore vierge de toute déforestation. Des observateurs craignent que la route construite par la compagnie n'atteigne dans les semaines à venir la région isolée de Ba Jawi.
Des ouvriers de ces compagnies ont menacé de mort les Penan qui continuent à résister et d'autres sont accusés d'avoir violé des femmes et des jeunes filles penan comme en témoigne Pisang, un Penan : "Je suis allé rencontrer les ouvriers la semaine dernière pour leur demander d'arrêter de détruire notre forêt. Ils m'ont répondu : 'Il s'agit d'un projet gouvernemental. Si vous vous y opposez, nous vous tuerons."
Des journalistes couvrant les manifestations ont été interceptés par des policiers armés de mitrailleuses et emmenés pour interrogatoire, attestant de la complicité du gouvervement.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : « Les compagnies d'exploitation forestière empêchent les Penan de nourrir leurs familles. Qu'ils érigent des barricades n'est pas surprenant. Actuellement, dans certaines régions, des Penan reçoivent une aide alimentaire – avant l'arrivée des bûcherons, ils n'auraient jamais eu besoin d'une telle charité. Le gouvernement malaisien doit reconnaître leurs droits territoriaux et mettre un terme à la déforestation. »
Les Penan luttent depuis plus de vingt ans contre les compagnies d'exploitation forestière qui opèrent sur leurs terres avec le plein soutien du gouvernement. Dans les zones où toutes les essences précieuses ont déjà été abattues, les compagnies achèvent de défricher la forêt pour faire place aux plantations de palmiers à huile.
Les ravages de l'huile de Palme et nos responsabilités
La Malaisie est le principal producteur d'huile de Palme (17,7 millions de tonnes en 2008) avec l'Indonésie (19,2 millions de tonnes en 2008). Ces deux pays représentent 85 % de la production mondiale et continuent d'accroître leur production au détriment de leurs forêts et leurs populations.
La demande d'huile de palme est en forte augmentation car elle est bon marché. Ainsi, l'Europe est l'un des principal importateur mondial d'huile de palme. L'huile de palme est un ingrédient discret mais très utilisé que l'on trouve dans de nombreux produits de supermarché : chips, biscuits, glaces, cosmétiques, savons, peintures et même pour la fabrication d'agrocarburants.
Il nous incombe aussi de vérifier dans les aliments que nous achetons sa présence afin d'éviter l'achat de produits qui en contiennent. La déforestation à l'autre bout de la planète trouve aussi ses raisons chez nous, dans notre supermarché...
FOX CONTRE OBAMA
WASHINGTON - Quatre jours avant la prestation de serment de Barack Obama, l'animateur radio Rush Limbaugh, l'un des plus écoutés des Etats-Unis, déclarait à son auditoire conservateur qu'une grande publication américaine lui avait demandé d'écrire en 400 mots ses espoirs pour la future présidence. "Je n'ai pas besoin de 400 mots", dit-il. "Il m'en faut quatre: je souhaite son échec" ("I hope he fails").
Différents commentateurs conservateurs ne cessant de critiquer Barack Obama depuis son arrivée au pouvoir - dont plusieurs travaillent pour Fox News, le réseau de télévision de Rupert Murdoch - ont vu les audiences de leurs émissions grimper. Mais depuis la mi-octobre, la Maison Blanche ne se contente plus de piques occasionnelles contre Fox et s'est lancée dans une offensive frontale. (Reuters/Kevin Lamarque)
Différents commentateurs conservateurs ne cessant de critiquer Barack Obama depuis son arrivée au pouvoir - dont plusieurs travaillent pour Fox News, le réseau de télévision de Rupert Murdoch - ont vu les audiences de leurs émissions grimper. Mais depuis la mi-octobre, la Maison Blanche ne se contente plus de piques occasionnelles contre Fox et s'est lancée dans une offensive frontale. (Reuters/Kevin Lamarque)
un genocide dont tout le monde se fout.

Une tribu amazonienne réduite à cinq individus
19 Octobre 2009
Ururú était la doyenne des survivants du génocide des Akuntsu.
© Fiona Watson/Survival
‘Dernière étape d’un génocide annoncé’
Les Indiens akuntsu d’Amazonie brésilienne viennent de perdre leur doyenne, Ururú. La tribu ne compte désormais plus que cinq membres dont le plus âgé, son frère Konibú, est dans un état critique.
Altair Algayer, chef de l‘équipe de la FUNAI (le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien) chargée de la protection du territoire akuntsu, a fait valoir que ‘Ururú était une battante, une femme très forte qui a résisté jusqu’au dernier moment’.
Ururú a été témoin du génocide de son peuple et de la destruction de sa forêt après l’installation d’éleveurs de bétail et de leurs hommes de main sur son territoire dans l’Etat de Rondônia. Dans les années 1960 et 1970, le gouvernement avait ouvert cet Etat à la colonisation, notamment avec la construction scandaleuse de la route BR 364.
Ururú disparaît en emportant avec elle une grande part de la mémoire historique de son peuple. Bien que nous ne connaîtrons sans doute jamais dans toute son ampleur l’horreur qu’ont subie les Akuntsu durant ces cinquante dernières années, les survivants racontent que les membres de leurs familles ont été abattus par les fermiers qui détruisaient leurs maisons au bulldozer. Les deux hommes survivants, Konibú et Pupak, portent encore des traces de balles sur le corps.
L’équipe de la FUNAI a retrouvé les traces des maisons détruites ainsi que des poteaux, des flèches, des haches et des débris de poterie que les fermiers avaient tenté de dissimuler.
Lorsque la FUNAI entra en contact avec les Akuntsu en 1995, ils étaient sept. La fille cadette de Konibú a été tuée en janvier 2000 par un arbre qui s’est abattu sur sa maison.
Les Akuntsu vivent aujourd’hui sur un territoire reconnu officiellement par le gouvernement brésilien et protégé par la FUNAI de l’invasion des fermiers voisins.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘La disparition de Ururú, préfigure la dernière étape d’un génocide du XXIe siècle. Contrairement aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale ou aux meurtres de masse rwandais, le génocide des peuples indigènes se produit dans les régions les plus reculées du monde, à l’abri du regard et de la réprobation de l’opinion publique. Et même si ce génocide ne concerne que quelques individus, le résultat ultime est le même. C’est un peuple entier qui disparaît. Les peuples indigènes ne seront en sécurité que lorsque cette terrible injustice à leur égard sera élevée au même rang que l’esclavage ou l’apartheid’.
Un récent film brésilien de Vincent Carelli, Corumbiara, retrace l’histoire des Akuntsu, de leurs voisins les Kanoê et de l’‘homme dans le trou’, dernier survivant de son groupe. Les Akuntsu figurent également dans la vidéo Survival Peuples isolés.

Rumsfeld's growing stake in Tamiflu
Defense Secretary, ex-chairman of flu treatment rights holder, sees portfolio value growing.
October 31, 2005: 10:55 AM EST
By Nelson D. Schwartz, Fortune senior writer
NEW YORK (Fortune) - The prospect of a bird flu outbreak may be panicking people around the globe, but it's proving to be very good news for Defense Secretary Donald Rumsfeld and other politically connected investors in Gilead Sciences, the California biotech company that owns the rights to Tamiflu, the influenza remedy that's now the most-sought after drug in the world.
Rumsfeld served as Gilead (Research)'s chairman from 1997 until he joined the Bush administration in 2001, and he still holds a Gilead stake valued at between $5 million and $25 million, according to federal financial disclosures filed by Rumsfeld.
The forms don't reveal the exact number of shares Rumsfeld owns, but in the past six months fears of a pandemic and the ensuing scramble for Tamiflu have sent Gilead's stock from $35 to $47. That's made the Pentagon chief, already one of the wealthiest members of the Bush cabinet, at least $1 million richer.
Rumsfeld isn't the only political heavyweight benefiting from demand for Tamiflu, which is manufactured and marketed by Swiss pharma giant Roche. (Gilead receives a royalty from Roche equaling about 10% of sales.) Former Secretary of State George Shultz, who is on Gilead's board, has sold more than $7 million worth of Gilead since the beginning of 2005.
Another board member is the wife of former California Gov. Pete Wilson.
"I don't know of any biotech company that's so politically well-connected," says analyst Andrew McDonald of Think Equity Partners in San Francisco.
What's more, the federal government is emerging as one of the world's biggest customers for Tamiflu. In July, the Pentagon ordered $58 million worth of the treatment for U.S. troops around the world, and Congress is considering a multi-billion dollar purchase. Roche expects 2005 sales for Tamiflu to be about $1 billion, compared with $258 million in 2004.
Rumsfeld recused himself from any decisions involving Gilead when he left Gilead and became Secretary of Defense in early 2001. And late last month, notes a senior Pentagon official, Rumsfeld went even further and had the Pentagon's general counsel issue additional instructions outlining what he could and could not be involved in if there were an avian flu pandemic and the Pentagon had to respond.
As the flu issue heated up early this year, according to the Pentagon official, Rumsfeld considered unloading his entire Gilead stake and sought the advice of the Department of Justice, the SEC and the federal Office of Government Ethics.
Those agencies didn't offer an opinion so Rumsfeld consulted a private securities lawyer, who advised him that it was safer to hold on to the stock and be quite public about his recusal rather than sell and run the risk of being accused of trading on insider information, something Rumsfeld doesn't believe he possesses. So he's keeping his shares for the time being.
Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu (remède de la grippe porcine) fabriqué par Roche qui lui verse 10 %. Selon CNN Money, le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld, détiendrait entre 5 et 25 millions de dollars d’actions Gilead Sciences. L’ancien secrétaire d’Etat de Ronald Reagan, George Shultz, qui est membre du conseil d’administration de Gilead Sciences avec Etienne F. Davignon, président honoraire du groupe de Bilderberg. (Gilles Bonafi)
http://money.cnn.com/2005/10/31/news/newsmakers/fortune_rumsfeld/
Donald Rumsfeld et la grippe porcine, un lien pas si lointain
Grippe, où l’on reparle de Mister Rumsfeld.
La grippe porcine est aux portes de débarquement de nos aéroports. En 2005, ce fut la grippe aviaire qui sema le trouble dans les esprits. Une oie ou un canard sauvage mort au bord d’un étang en Allemagne était l’objet d’un reportage au JT. Est-il horrible de dire que jamais épidémie grippale fit aussi peu de victimes ? L’espagnole qui suivit la guerre de 1914 tua plus de 40 millions de personnes. La grippe aviaire autour de la centaine. Le bruit médiatique a dû la faire reculer…C’est là qu’apparaît notre spécialiste des armes irakiennes de destruction massive.
En 1996, D. Rumsfeld était Chairman et actionnaire de Gilead Sciences. Cette société américaine vendit pour 50 millions de dollars la molécule connue sous le nom de Tamiflu® au groupe Hoffman La Roche. Les royalties, contestées en justice, font le bonheur de Gilead. Il faudrait vraiment avoir l’esprit mal tourné pour croire que M. Cheney lui, occupait le terrain en Irak avec Halliburton et que tout malheur des pauvres fait le bonheur des riches -ce qui n’est pas notre cas-.et que cette épidémie tombait à pic pour les finances de Donald Rumsfeld. Roche ® fabriqua des centaines de millions de boîtes de Tamiflu® à la demande des états soucieux de la santé publique. La France en possède 33 millions nous rassure-t-on. La pandémie de 2005 reposait aussi sur l’incertitude quant à son passage à l’homme. Ce ne fut pas (ce n’est toujours pas) le cas.
Cette fois-ci la transmission passe entre les humains. L’OMS et toutes les vigilances sanitaires ont tendance à alarmer le monde. Les masques remplacent les volatiles dans nos lucarnes. L’effroi est immédiat. Ajouter la vision de lieux déserts, comme si une bombe atomique avait effacé la vie et nous avons enfin de quoi oublier la crise financière. A moins que cet effet s’y ajoute.
Sacha Distel n’est plus là avec sa scarlatine pour que l’on retrouve le sourire, un instant de légèreté dans ces temps éprouvants. Une chanson vaudrait mieux que la quotidienne de Bachelot au point de 15 heures.
http://money.cnn.com/2005/10/31/news/newsmakers/fortune_rumsfeld/
Donald Rumsfeld et la grippe porcine, un lien pas si lointain
Grippe, où l’on reparle de Mister Rumsfeld.
La grippe porcine est aux portes de débarquement de nos aéroports. En 2005, ce fut la grippe aviaire qui sema le trouble dans les esprits. Une oie ou un canard sauvage mort au bord d’un étang en Allemagne était l’objet d’un reportage au JT. Est-il horrible de dire que jamais épidémie grippale fit aussi peu de victimes ? L’espagnole qui suivit la guerre de 1914 tua plus de 40 millions de personnes. La grippe aviaire autour de la centaine. Le bruit médiatique a dû la faire reculer…C’est là qu’apparaît notre spécialiste des armes irakiennes de destruction massive.
En 1996, D. Rumsfeld était Chairman et actionnaire de Gilead Sciences. Cette société américaine vendit pour 50 millions de dollars la molécule connue sous le nom de Tamiflu® au groupe Hoffman La Roche. Les royalties, contestées en justice, font le bonheur de Gilead. Il faudrait vraiment avoir l’esprit mal tourné pour croire que M. Cheney lui, occupait le terrain en Irak avec Halliburton et que tout malheur des pauvres fait le bonheur des riches -ce qui n’est pas notre cas-.et que cette épidémie tombait à pic pour les finances de Donald Rumsfeld. Roche ® fabriqua des centaines de millions de boîtes de Tamiflu® à la demande des états soucieux de la santé publique. La France en possède 33 millions nous rassure-t-on. La pandémie de 2005 reposait aussi sur l’incertitude quant à son passage à l’homme. Ce ne fut pas (ce n’est toujours pas) le cas.
Cette fois-ci la transmission passe entre les humains. L’OMS et toutes les vigilances sanitaires ont tendance à alarmer le monde. Les masques remplacent les volatiles dans nos lucarnes. L’effroi est immédiat. Ajouter la vision de lieux déserts, comme si une bombe atomique avait effacé la vie et nous avons enfin de quoi oublier la crise financière. A moins que cet effet s’y ajoute.
Sacha Distel n’est plus là avec sa scarlatine pour que l’on retrouve le sourire, un instant de légèreté dans ces temps éprouvants. Une chanson vaudrait mieux que la quotidienne de Bachelot au point de 15 heures.
samedi 24 octobre 2009
JE SUIS EN TRAIN DE RIRE SOMBRE!
TOUT LE MONDE PARLE ENCORE ET ENCORE ET ENCORE DU FILS SARKOZY DU PISTON ETC... ET BLABLABLA...!OK!
DEMAIN ON CHANGE D'HEURE! CELA ANNONCE L'HIVER! L'HIVER ANNONCE LES SANS ABRIS QUI MEURENT DE FROID! BIENTÔT COMME CHAQUE HIVER!
MAIS NON DANS NOS ÉMISSIONS PARLENT DU APRÈS FILS DE SARKOZY ET FAVORITISME ET BLABLA ET BLABLA!
VIVE LA BRANLETTE TÉLÉ. VIVE LES IDIOTS PARLANT DE CE SUJET DEPUIS DES MOIS.
TOUT LE MONDE PARLE ENCORE ET ENCORE ET ENCORE DU FILS SARKOZY DU PISTON ETC... ET BLABLABLA...!OK!
DEMAIN ON CHANGE D'HEURE! CELA ANNONCE L'HIVER! L'HIVER ANNONCE LES SANS ABRIS QUI MEURENT DE FROID! BIENTÔT COMME CHAQUE HIVER!
MAIS NON DANS NOS ÉMISSIONS PARLENT DU APRÈS FILS DE SARKOZY ET FAVORITISME ET BLABLA ET BLABLA!
VIVE LA BRANLETTE TÉLÉ. VIVE LES IDIOTS PARLANT DE CE SUJET DEPUIS DES MOIS.
OBAMA TOI LE HERO DES AVEUGLES. BOUGE TOI!
les GANGS "BLACKS" 85% SE MASSACRENT!.
Derrion Albert, a 16-year old honor student, was was walking home from school when he was apparently dragged into a vicious brawl...
16-year old honor student Derrion Albert beaten to death outside Chicago rec center
video:
http://www.theroot.com/buzz/video-chicago-honor-student-fatally-beaten
100 000 personnes dans les gangs à Chicago. ville la plus dangereuse.
300 fusillades à la sortie des ecoles par an.
les bénévoles se battent pour aider ses jeunes.
les GANGS "BLACKS" 85% SE MASSACRENT!.
Derrion Albert, a 16-year old honor student, was was walking home from school when he was apparently dragged into a vicious brawl...
16-year old honor student Derrion Albert beaten to death outside Chicago rec center
video:
http://www.theroot.com/buzz/video-chicago-honor-student-fatally-beaten
100 000 personnes dans les gangs à Chicago. ville la plus dangereuse.
300 fusillades à la sortie des ecoles par an.
les bénévoles se battent pour aider ses jeunes.
les églises arméniennes volées, transformées en mosquée par les turcs.
une honte!
et aussi...La Turquie a célébré jeudi l’achèvement de la restauration d’une ancienne église arménienne de l’est du pays, entreprise dans un geste de bonne volonté en direction de l’Arménie avec qui les relations bilatérales restent empoisonnées par un passé sanglant.
La cérémonie sur la petite île d’Akdamar -Akhtamar en arménien, au milieu du lac de Van, dans la province éponyme- où l’église de la Sainte-Croix, bâtie au 10e siècle, a été rénovée pour un coût de 1,4 million d’euros, a été retransmise en direct par les chaînes de télévision turques. Les responsables turcs ont salué la restauration de l’édifice comme un pas vers la réconciliation avec l’Arménie.
une honte!
et aussi...La Turquie a célébré jeudi l’achèvement de la restauration d’une ancienne église arménienne de l’est du pays, entreprise dans un geste de bonne volonté en direction de l’Arménie avec qui les relations bilatérales restent empoisonnées par un passé sanglant.
La cérémonie sur la petite île d’Akdamar -Akhtamar en arménien, au milieu du lac de Van, dans la province éponyme- où l’église de la Sainte-Croix, bâtie au 10e siècle, a été rénovée pour un coût de 1,4 million d’euros, a été retransmise en direct par les chaînes de télévision turques. Les responsables turcs ont salué la restauration de l’édifice comme un pas vers la réconciliation avec l’Arménie.
pipo pipo poiltique!
Match diplomatique : Turquie et Arménie ex aequo
Article publié le 07/09/2008 Dernière mise à jour le 07/09/2008 à 08:48 TU
La politique était bien au menu de ce match à haut risque entre l’Arménie et la Turquie. Un match comptant pour la qualification au Mondial 2010. L’équipe turque l’a emporté 2 à 0 sur l'Arménie. Mais la rencontre a surtout été l'occasion d'une première prise de contact entre deux états, sans relations diplomatiques, mais ouverts à la reprise d'un dialogue. Le président Abdullah Gül a invité son homologue arménien, Serge Sarkissian, à assister en octobre 2009 au match retour en Turquie.
Article publié le 07/09/2008 Dernière mise à jour le 07/09/2008 à 08:48 TU
La politique était bien au menu de ce match à haut risque entre l’Arménie et la Turquie. Un match comptant pour la qualification au Mondial 2010. L’équipe turque l’a emporté 2 à 0 sur l'Arménie. Mais la rencontre a surtout été l'occasion d'une première prise de contact entre deux états, sans relations diplomatiques, mais ouverts à la reprise d'un dialogue. Le président Abdullah Gül a invité son homologue arménien, Serge Sarkissian, à assister en octobre 2009 au match retour en Turquie.
mercredi 21 octobre 2009
le soja!
pour du soja, on massacre les foret Amazonienne que tout le monde se fout! pour faire pousser du soja de merde pour nourrir les vaches, euh pardon le steak l'hamburger, nugget's de l Europe
les hommes les indiens sont massacrés. personne en parle! les Indiens sont MASSACRÉS parles trafiquants pour le bois pour nos chaises d'ete! ou pour du soja pour nos steacks!
pour du soja, on massacre les foret Amazonienne que tout le monde se fout! pour faire pousser du soja de merde pour nourrir les vaches, euh pardon le steak l'hamburger, nugget's de l Europe
les hommes les indiens sont massacrés. personne en parle! les Indiens sont MASSACRÉS parles trafiquants pour le bois pour nos chaises d'ete! ou pour du soja pour nos steacks!
1 milliard de jeans fabriqués dans le monde.
en France 90 millions sont vendus par an.
un jean parcours une fois et demi la planete. bonjour le co2.
un jean parcours 65 000 km. petrole bas de gamme...etc...
il faut 18 composant pour un jean, cuivre, coton, pierre ponce, etc...
le coton consomme 1/3 des pesticides utilisés dans monde c'est pour le coton. tout ca pour la consommation du jean et tee shirt.
25 000 litres pour 1 kilo de coton!
ensuite on rajoute la pollution pour user pour de faux les jean. tout ca déversé dans la riviere, asphyxie, ...
un jean 25 litre de petrole et 1 litre de pesticide pour le coton.
donc la solution acheté en coton biologique ou frip
en France 90 millions sont vendus par an.
un jean parcours une fois et demi la planete. bonjour le co2.
un jean parcours 65 000 km. petrole bas de gamme...etc...
il faut 18 composant pour un jean, cuivre, coton, pierre ponce, etc...
le coton consomme 1/3 des pesticides utilisés dans monde c'est pour le coton. tout ca pour la consommation du jean et tee shirt.
25 000 litres pour 1 kilo de coton!
ensuite on rajoute la pollution pour user pour de faux les jean. tout ca déversé dans la riviere, asphyxie, ...
un jean 25 litre de petrole et 1 litre de pesticide pour le coton.
donc la solution acheté en coton biologique ou frip
1/3 des thons rouges sont consommés par les japonais. ( pays du respect pour les aveugles )
250 000 tonnes de thons sont ramassés par des bateau...dans le monde entier.
enquête 25.000 restos japonais dans le monde. Et dans 3 ans, plus de thon rouge dans la Méditerranée. Mais ni les consommateurs, ni la plupart des restaurateurs ne sont prêts à renoncer à la chaire fondante et incomparable de ce poisson. De leur côté, les ONG rament pour interdire la pêche du thon, face à un gouvernement nippon qui en fait une question de principe. StreetReporters a mené l’enquête et peut d’ores et déjà vous annoncer que si rien ne change rapidement, pour s’avaler un futomaki au thon, il va falloir sous peu se tourner vers le thon d’élevage. Et le goût risque d’être vraiment différent.
la suite: http://www.streetreporters.net/views/2809-sushis-au-thon-rougehttp://www.lexpress.fr/medias/141/greenpeace-et-thon-rouge_8.jpg
250 000 tonnes de thons sont ramassés par des bateau...dans le monde entier.
enquête 25.000 restos japonais dans le monde. Et dans 3 ans, plus de thon rouge dans la Méditerranée. Mais ni les consommateurs, ni la plupart des restaurateurs ne sont prêts à renoncer à la chaire fondante et incomparable de ce poisson. De leur côté, les ONG rament pour interdire la pêche du thon, face à un gouvernement nippon qui en fait une question de principe. StreetReporters a mené l’enquête et peut d’ores et déjà vous annoncer que si rien ne change rapidement, pour s’avaler un futomaki au thon, il va falloir sous peu se tourner vers le thon d’élevage. Et le goût risque d’être vraiment différent.
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GONGO certains africains massacres leurs propres peuples.
1 milliards de telephones portables vendus.
et dans chaque portable 2 à 3 fois plus chers que l'or.
au Gongo pour le coltane faisant parti de chaques telephones des morts des esclaves sont exploités. les forces rebelles armées du Gongo trafiquent avec des industries us europe, japon, qui donnent des armes aux armées du gongo en échangent.
en essayant de planquer d'ou vient le coltane.
sans parler des gorilles qui sont aussi massacrés.
au japon tous les 4 jours sort un nouveau portable!.
http://www.swissinfo.ch/xobix_media/images/reuters/2008/reuters_20081117_9979301_2.jpg
Le coltane, mais également le cuivre, le cobalt ou l'or: ces minerais contribuent à faire du Congo une terre de violence.
Légende photo: Le coltane, mais également le cuivre, le cobalt ou l'or: ces minerais contribuent à faire du Congo une terre de violence. (Reuters)
Sur le même sujet
* 31.10.2008
Une catastrophe humanitaire menace au Congo
Dans le Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo, la guerre a repris, avec son cortège d'atrocités et de personnes déplacées. Enjeu: le contrôle des fabuleuses réserves de coltane, un minerai très convoité que se disputent toutes les grandes puissances industrielles.
Le drame de la République démocratique du Congo, l'ex-Zaïre, c'est la richesse de son sous-sol qui regorge de minerais stratégiques – cuivre, cobalt, or, diamants, uranium, coltane, cassitérite – qui attisent les convoitises de l'ensemble des puissances industrielles, Chine comprise.
La mainmise sur le coltane tout particulièrement, dont les mines à ciel ouvert se trouvent dans la province du Kivu, est au cœur du conflit qui déchire à nouveau cette région.
Téléphones mobiles
Ce minerai, une fois raffiné, produit en effet du tantale métallique, largement utilisé dans les technologies de pointe, notamment dans la fabrication de téléphones mobiles, de consoles de jeu, d'ordinateurs portables ou encore de réacteurs nucléaires.
Les affrontements qui jettent à nouveau des milliers de personnes sur les routes, tentant d'échapper aux violences, aux pillages, aux viols par milliers, sont un sinistre remake de scènes qu'a déjà connues cette région à de multiples reprises.
Depuis la fin de la guerre la plus meurtrière de l'époque contemporaine - qui avait duré de 1998 à 2003 et coûté la vie à plusieurs millions de personnes - des tensions importantes ont en effet persisté dans les régions minières de la République démocratique du Congo (RDC): au Nord et au Sud Kivu qui à nouveau s'embrasent, mais aussi au Katanga où l'on trouve du cobalt, de l'or, de l'argent, du cuivre à profusion et dans le Kasaï, qui regorge de diamants.
Intérêts chinois
Les troupes de l'homme fort de la rébellion Laurent Nkunda, qui met aujourd'hui le Kivu à feu et à sang, sont déployées dans les zones où sont concentrées les mines de coltane. Laurent Nkunda qui rencontrait dimanche l'envoyé spécial des Nations unies, l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, est un Congolais tutsi, proche du président rwandais Paul Kagamé, qui lui apporte un appui sans faille.
On le retrouve mêlé à tous les combats téléguidés par le Rwanda depuis des années dans cette région, pour, officiellement, neutraliser les «génocidaires» hutus réfugiés dans l'Est de la République démocratique du Congo. Mais officieusement, pour faire main basse sur les richesses minières de la province du Kivu, pour le compte de businessmen rwandais, eux-mêmes en affaires étroites avec de nombreuses compagnies occidentales.
Certains observateurs établissent d'ailleurs un lien entre la reprise des combats par le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda et la récente signature d'un contrat minier entre la Chine et la RDC, autorisant les entreprises chinoises à exploiter des mines de cuivre, de cobalt, d'or et de coltane.
Et ce en échange de la construction de routes, de voies ferrées, de logements sociaux, des infrastructures dont l'ex-Zaïre est si dramatiquement dépourvu. Le 30 octobre dernier, Laurent Nkunda ne s'est en tout cas pas gêné pour critiquer publiquement la conclusion de ce contrat avec la Chine portant sur quelque 9 milliards de dollars, confirmant ainsi qu'il «roulerait» plutôt pour des sociétés occidentales.
Multinationales épinglées
Le rôle joué par les multinationales dans la perpétuation des conflits qui ravagent la RDC depuis des années a d'ailleurs fait l'objet d'un rapport accablant de la part des Nations Unies, qui n'avaient pas hésité à publier le nom d'une centaine d'entre elles, impliquées dans l'extraction et la commercialisation de minerais stratégiques, exploités dans des régions en guerre.
Des informations confirmées par l'IPIS (International Peace Information Service) qui a enquêté sur les activités illégales menées dans l'Est du Congo par des firmes épinglées dans le rapport de l'ONU, parmi lesquelles des sociétés anglo-saxones, belges, allemandes, néerlandaise et suisses.
Pour brouiller les pistes, ces sociétés poursuivraient désormais leurs activités dans cette région «masquées et au travers de sociétés écrans» selon le chercheur congolais Jean-Paul Mopo Kobanda de l'Université de Paris 1, qui décrit dans son ouvrage intitulé «Les crimes économiques dans les Grands Lacs africains» les montants faramineux générés par le trafic du coltane congolais.
Et ce dans un contexte qui semble parfaitement convenir à l'ensemble des belligérants ainsi qu'à leurs commanditaires, le seul perdant de ce fabuleux busines étant comme toujours la population congolaise.
swissinfo, Catherine Morand
et dans chaque portable 2 à 3 fois plus chers que l'or.
au Gongo pour le coltane faisant parti de chaques telephones des morts des esclaves sont exploités. les forces rebelles armées du Gongo trafiquent avec des industries us europe, japon, qui donnent des armes aux armées du gongo en échangent.
en essayant de planquer d'ou vient le coltane.
sans parler des gorilles qui sont aussi massacrés.
au japon tous les 4 jours sort un nouveau portable!.
http://www.swissinfo.ch/xobix_media/images/reuters/2008/reuters_20081117_9979301_2.jpg
Le coltane, mais également le cuivre, le cobalt ou l'or: ces minerais contribuent à faire du Congo une terre de violence.
Légende photo: Le coltane, mais également le cuivre, le cobalt ou l'or: ces minerais contribuent à faire du Congo une terre de violence. (Reuters)
Sur le même sujet
* 31.10.2008
Une catastrophe humanitaire menace au Congo
Dans le Kivu, à l'Est de la République démocratique du Congo, la guerre a repris, avec son cortège d'atrocités et de personnes déplacées. Enjeu: le contrôle des fabuleuses réserves de coltane, un minerai très convoité que se disputent toutes les grandes puissances industrielles.
Le drame de la République démocratique du Congo, l'ex-Zaïre, c'est la richesse de son sous-sol qui regorge de minerais stratégiques – cuivre, cobalt, or, diamants, uranium, coltane, cassitérite – qui attisent les convoitises de l'ensemble des puissances industrielles, Chine comprise.
La mainmise sur le coltane tout particulièrement, dont les mines à ciel ouvert se trouvent dans la province du Kivu, est au cœur du conflit qui déchire à nouveau cette région.
Téléphones mobiles
Ce minerai, une fois raffiné, produit en effet du tantale métallique, largement utilisé dans les technologies de pointe, notamment dans la fabrication de téléphones mobiles, de consoles de jeu, d'ordinateurs portables ou encore de réacteurs nucléaires.
Les affrontements qui jettent à nouveau des milliers de personnes sur les routes, tentant d'échapper aux violences, aux pillages, aux viols par milliers, sont un sinistre remake de scènes qu'a déjà connues cette région à de multiples reprises.
Depuis la fin de la guerre la plus meurtrière de l'époque contemporaine - qui avait duré de 1998 à 2003 et coûté la vie à plusieurs millions de personnes - des tensions importantes ont en effet persisté dans les régions minières de la République démocratique du Congo (RDC): au Nord et au Sud Kivu qui à nouveau s'embrasent, mais aussi au Katanga où l'on trouve du cobalt, de l'or, de l'argent, du cuivre à profusion et dans le Kasaï, qui regorge de diamants.
Intérêts chinois
Les troupes de l'homme fort de la rébellion Laurent Nkunda, qui met aujourd'hui le Kivu à feu et à sang, sont déployées dans les zones où sont concentrées les mines de coltane. Laurent Nkunda qui rencontrait dimanche l'envoyé spécial des Nations unies, l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, est un Congolais tutsi, proche du président rwandais Paul Kagamé, qui lui apporte un appui sans faille.
On le retrouve mêlé à tous les combats téléguidés par le Rwanda depuis des années dans cette région, pour, officiellement, neutraliser les «génocidaires» hutus réfugiés dans l'Est de la République démocratique du Congo. Mais officieusement, pour faire main basse sur les richesses minières de la province du Kivu, pour le compte de businessmen rwandais, eux-mêmes en affaires étroites avec de nombreuses compagnies occidentales.
Certains observateurs établissent d'ailleurs un lien entre la reprise des combats par le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda et la récente signature d'un contrat minier entre la Chine et la RDC, autorisant les entreprises chinoises à exploiter des mines de cuivre, de cobalt, d'or et de coltane.
Et ce en échange de la construction de routes, de voies ferrées, de logements sociaux, des infrastructures dont l'ex-Zaïre est si dramatiquement dépourvu. Le 30 octobre dernier, Laurent Nkunda ne s'est en tout cas pas gêné pour critiquer publiquement la conclusion de ce contrat avec la Chine portant sur quelque 9 milliards de dollars, confirmant ainsi qu'il «roulerait» plutôt pour des sociétés occidentales.
Multinationales épinglées
Le rôle joué par les multinationales dans la perpétuation des conflits qui ravagent la RDC depuis des années a d'ailleurs fait l'objet d'un rapport accablant de la part des Nations Unies, qui n'avaient pas hésité à publier le nom d'une centaine d'entre elles, impliquées dans l'extraction et la commercialisation de minerais stratégiques, exploités dans des régions en guerre.
Des informations confirmées par l'IPIS (International Peace Information Service) qui a enquêté sur les activités illégales menées dans l'Est du Congo par des firmes épinglées dans le rapport de l'ONU, parmi lesquelles des sociétés anglo-saxones, belges, allemandes, néerlandaise et suisses.
Pour brouiller les pistes, ces sociétés poursuivraient désormais leurs activités dans cette région «masquées et au travers de sociétés écrans» selon le chercheur congolais Jean-Paul Mopo Kobanda de l'Université de Paris 1, qui décrit dans son ouvrage intitulé «Les crimes économiques dans les Grands Lacs africains» les montants faramineux générés par le trafic du coltane congolais.
Et ce dans un contexte qui semble parfaitement convenir à l'ensemble des belligérants ainsi qu'à leurs commanditaires, le seul perdant de ce fabuleux busines étant comme toujours la population congolaise.
swissinfo, Catherine Morand
a voir ABSOLUMENT.
mardi, 20 octobre 2009 à 20:45
Rediffusions :
23.10.2009 à 09:55
31.10.2009 à 10:40
Grippe A, un virus fait débat
(Allemagne, 2009, 52mn)
NDR
Réalisateur: Jutta Pinzler, Stefanie Schwalfenberg
16 / 9
Depuis que la grippe A (H1N1) a été déclarée pandémie mondiale par l'OMS, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans des achats massifs de médicaments et de vaccins. Prévention ou hystérie ?
Sur les 6,2 milliards d'individus que compte la planète, le virus de la grippe A (H1N1) en a tué jusqu'ici moins de 2 000 ; bien peu au regard des 100 000 personnes qui meurent de faim chaque jour dans le monde. Pourtant, avant même que les vaccins ne soient au point et que l'on soit certain de leur efficacité, des millions de doses ont été commandées par la plupart des pays. La dépense est-elle en rapport avec la menace réelle ?
Et comment l'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit-elle ses seuils d'alerte ? Le 29 avril dernier, elle a en effet décidé de passer au niveau 5 d'alerte pandémique, stade qui permet de débloquer des crédits pour développer des vaccins. Puis, en juin, elle a déclenché le niveau 6, en déclarant la grippe A (H1N1) pandémie mondiale. Quelle est l'influence de l'industrie pharmaceutique sur ces décisions ? Rejoignant la position de Jean Ziegler, membre du Conseil des droits de l'homme à l'ONU, Wolfgang Becker-Brüser, l'ancien directeur du service chargé de la circulation des médicaments à l'Office pour la santé de la République fédérale d'Allemagne, soulève la question des intérêts commerciaux en jeu. D'autres critiques s'inquiètent de l'efficacité du Tamiflu et des vaccins. Certains s'interrogent même sur leur nocivité. D'autres se demandent enfin si, sur fond de crise financière et économique, le phénomène de la grippe A ne viendrait pas à point nommé pour les hommes politiques de tous les continents.
Rediffusions :
23.10.2009 à 09:55
31.10.2009 à 10:40
Grippe A, un virus fait débat
(Allemagne, 2009, 52mn)
NDR
Réalisateur: Jutta Pinzler, Stefanie Schwalfenberg
16 / 9
Depuis que la grippe A (H1N1) a été déclarée pandémie mondiale par l'OMS, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans des achats massifs de médicaments et de vaccins. Prévention ou hystérie ?
Sur les 6,2 milliards d'individus que compte la planète, le virus de la grippe A (H1N1) en a tué jusqu'ici moins de 2 000 ; bien peu au regard des 100 000 personnes qui meurent de faim chaque jour dans le monde. Pourtant, avant même que les vaccins ne soient au point et que l'on soit certain de leur efficacité, des millions de doses ont été commandées par la plupart des pays. La dépense est-elle en rapport avec la menace réelle ?
Et comment l'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit-elle ses seuils d'alerte ? Le 29 avril dernier, elle a en effet décidé de passer au niveau 5 d'alerte pandémique, stade qui permet de débloquer des crédits pour développer des vaccins. Puis, en juin, elle a déclenché le niveau 6, en déclarant la grippe A (H1N1) pandémie mondiale. Quelle est l'influence de l'industrie pharmaceutique sur ces décisions ? Rejoignant la position de Jean Ziegler, membre du Conseil des droits de l'homme à l'ONU, Wolfgang Becker-Brüser, l'ancien directeur du service chargé de la circulation des médicaments à l'Office pour la santé de la République fédérale d'Allemagne, soulève la question des intérêts commerciaux en jeu. D'autres critiques s'inquiètent de l'efficacité du Tamiflu et des vaccins. Certains s'interrogent même sur leur nocivité. D'autres se demandent enfin si, sur fond de crise financière et économique, le phénomène de la grippe A ne viendrait pas à point nommé pour les hommes politiques de tous les continents.
mardi 20 octobre 2009
Notes :
1. Selon leur estimation, le risque de cancer colorectal augmente de 29% par portion de 100 g de viandes rouges consommée par jour et de 21% par portion de 50 g de charcuteries consommée par jour. En France, un quart de la population consomme au moins 500 g de viandes rouges par semaine, et plus d’un quart de la population au moins 50 g de charcuteries par jour. 1 français sur 25 aura un jour ce type de cancer. (source : Institut national du cancer)
2. Source FAO - 1998
3. Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète. Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement (communiqué de la FAO, mai 2007)
4. Ce rapport de 300 pages, traduit dans de nombreuses langues, n’existe pas en français...
5. Ce qui équivaut à davantage d’émissions que les transports planétaires. L’élevage produit 9% des émissions anthropiques de CO2, mais également 37% du méthane, molécule 23 fois plus active que le CO2 pour l’atmosphère.
1. Selon leur estimation, le risque de cancer colorectal augmente de 29% par portion de 100 g de viandes rouges consommée par jour et de 21% par portion de 50 g de charcuteries consommée par jour. En France, un quart de la population consomme au moins 500 g de viandes rouges par semaine, et plus d’un quart de la population au moins 50 g de charcuteries par jour. 1 français sur 25 aura un jour ce type de cancer. (source : Institut national du cancer)
2. Source FAO - 1998
3. Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète. Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement (communiqué de la FAO, mai 2007)
4. Ce rapport de 300 pages, traduit dans de nombreuses langues, n’existe pas en français...
5. Ce qui équivaut à davantage d’émissions que les transports planétaires. L’élevage produit 9% des émissions anthropiques de CO2, mais également 37% du méthane, molécule 23 fois plus active que le CO2 pour l’atmosphère.
...Basta! : L’argument principal de ceux qui défendent la production industrielle de viande, c’est qu’il faut nourrir des milliards d’humains. Comment peut-on produire autrement, tout en satisfaisant les besoins en protéines de la population mondiale ?
Fabrice Nicolino : L’agriculture industrielle a prétendu qu’elle allait nourrir le monde. Elle disait : vous critiquez, mais c’est la seule manière de nourrir tous les êtres humains. Elle a échoué lamentablement. Au bout de 60 ans, c’est l’heure du bilan : il y a plus d’un milliard d’affamés chroniques dans le monde. Il n’y en a jamais eu autant. Or, nourrir des bêtes, cela coûte en céréales. Il faut 7 à 10 protéines végétales pour produire une protéine animale. C’est un rendement énergétique désastreux. 60% des terres agricoles du monde servent au pacage des animaux [2]. Il y aura 9 milliards d’humains à nourrir en 2050. Si on continue comme ça, il faudra accepter que 3 ou 4 milliards d’entre eux crèvent la dalle. En étant cynique, on peut imaginer qu’on l’acceptera, vu qu’on le fait déjà pour un milliard d’humains...
la suite:
http://www.infosdelaplanete.org/5713/fabrice-nicolino-tant-qu-il-y-aura-des-abattoirs-il-y-aura-des-champs-de-bataille.html
Fabrice Nicolino : L’agriculture industrielle a prétendu qu’elle allait nourrir le monde. Elle disait : vous critiquez, mais c’est la seule manière de nourrir tous les êtres humains. Elle a échoué lamentablement. Au bout de 60 ans, c’est l’heure du bilan : il y a plus d’un milliard d’affamés chroniques dans le monde. Il n’y en a jamais eu autant. Or, nourrir des bêtes, cela coûte en céréales. Il faut 7 à 10 protéines végétales pour produire une protéine animale. C’est un rendement énergétique désastreux. 60% des terres agricoles du monde servent au pacage des animaux [2]. Il y aura 9 milliards d’humains à nourrir en 2050. Si on continue comme ça, il faudra accepter que 3 ou 4 milliards d’entre eux crèvent la dalle. En étant cynique, on peut imaginer qu’on l’acceptera, vu qu’on le fait déjà pour un milliard d’humains...
la suite:
http://www.infosdelaplanete.org/5713/fabrice-nicolino-tant-qu-il-y-aura-des-abattoirs-il-y-aura-des-champs-de-bataille.html
dimanche 18 octobre 2009
Ballon à la dérive aux Etats-Unis : un canular publicitaire (police)
18/10/2009-[19:13] - AFP
FORT COLLINS (Etats-Unis), 18 oct 2009 (AFP) - Le vol à la dérive d’un ballon d’hélium dont des millions d’Américains ont cru jeudi qu’il transportait un enfant de six ans était en fait un canular destiné à la promotion d’une émission de télévision-réalité, a annoncé dimanche la police.
18/10/2009-[19:13] - AFP
FORT COLLINS (Etats-Unis), 18 oct 2009 (AFP) - Le vol à la dérive d’un ballon d’hélium dont des millions d’Américains ont cru jeudi qu’il transportait un enfant de six ans était en fait un canular destiné à la promotion d’une émission de télévision-réalité, a annoncé dimanche la police.
Rio: 2 morts dans des échanges de tirs
Deux personnes ont été tuées dans des échanges de tirs avec la police et quatre autres ont été arrêtées, dimanche matin à Rio de Janeiro (Brésil), après des violences contre les forces de l'ordre samedi, rapporte dimanche le quotidien brésilien O Globo. 12 personnes sont mortes samedi, dont deux policiers tués après que leur hélicoptère ait été abattu. 4500 policiers interviennent actuellement dans la ville. La police civile et la police militaire participent conjointement aux opérations.
Deux personnes ont été tuées dans des échanges de tirs avec la police et quatre autres ont été arrêtées, dimanche matin à Rio de Janeiro (Brésil), après des violences contre les forces de l'ordre samedi, rapporte dimanche le quotidien brésilien O Globo. 12 personnes sont mortes samedi, dont deux policiers tués après que leur hélicoptère ait été abattu. 4500 policiers interviennent actuellement dans la ville. La police civile et la police militaire participent conjointement aux opérations.
mercredi 7 octobre 2009
Le massacre des Appalaches
Charbon. Les exploitants rasent les montagnes à l'explosif. Reportage.
Hélène Vissière
Larry Gibson, c'est l'Astérix des Appalaches. Comme le guerrier gaulois, il vit assiégé dans son bungalow au sommet d'une montagne de Virginie-Occidentale. L'« envahisseur » n'est pas loin.
Il surgit au bout d'un sentier boisé. Là, à perte de vue, s'étale un paysage de désolation. Le terrain de Larry est encerclé par des mines de charbon à ciel ouvert, qui ont systématiquement raboté, rogné, rasé toutes les montagnes. « Il y a encore quatre ans s'élevait ici un pic qui me surplombait d'au moins 100 mètres. Il ne reste que ça », raconte-t-il, navré, en désignant une surface laminée au rouleau compresseur. Jadis dominée par des chaînes couvertes de forêts, sa propriété est aujourd'hui le plus haut point à l'horizon. « Les gens me demandent si j'ai des photos d'avant. Mais pourquoi aurais-je pris des photos de montagnes ? Je n'imaginais pas qu'elles allaient disparaître ! »
Et pourtant, elles disparaissent à un rythme effréné, de la Virginie-Occidentale au Tennessee, en passant par le Kentucky et la Virginie, le bassin houiller des Appalaches. Depuis près de vingt ans, les producteurs de charbon délaissent l'extraction souterraine pour le « mountaintop removal » (MTR), l'arasement des montagnes.
On commence par déboiser le site, puis on le dynamite à l'aide d'énormes charges d'explosifs afin de mettre au jour les veines de minerai. Et l'on balance dans les vallées la terre et les gravats. Une technique très efficace qui permet de récupérer 100 % du charbon au lieu de 40 % à 60 % dans l'extraction souterraine. Et bien moins coûteuse, car elle demande une main-d'oeuvre réduite.
Mais c'est une catastrophe pour l'environnement. Le MTR détruit non seulement les plus vieilles montagnes du monde, mais aussi l'écosystème des vallées, les torrents, les villages... Selon une étude fédérale, 1 165 kilomètres de cours d'eau dans les Appalaches ont été enterrés sous les gravats entre 1985 et 2001, et 1 000 autres devraient subir le même sort dans les dix années à venir.
Autour de Kayford, le grignotage des montagnes ne s'arrête jamais. « Ils dynamitent jusqu'à dix fois par jour », témoigne Larry Gibson. Et les excavatrices, des machines hautes comme vingt étages capables d'enlever d'un seul coup jusqu'à 450 tonnes de roc, travaillent même la nuit. « Cela me crève le coeur. Je vois passer des daims, des ours qui ne savent pas où aller. Sur mon terrain, il n'y a plus d'eau, l'air est pollué. Je sais que ça me tue de rester ici. Ils m'ont proposé de racheter la propriété. Mais c'est ma terre, ça n'a pas de prix. » Alors, ce retraité de General Motors a déclaré la guerre aux légions houillères. Il a créé une fondation pour la défense des montagnes et organise des visites « touristiques » des restes de Kayford.
Paradoxalement, c'est la mise en place, au début des années 90, de standards plus stricts en matière de rejet de gaz à effet de serre qui a accéléré la décapitation des montagnes. Les centrales thermiques se sont mises à exiger un charbon censé brûler plus « proprement ». Or ce charbon plus pur, onle trouve précisément en grande quantité au sommetdes Appalaches. Rien qu'en Virginie-Occidentale, le deuxième producteur du pays, 271 mines à ciel ouvert produisent aujourd'hui 35 % du minerai de l'Etat.
Selon les écologistes, quelque 474 collines ont déjà été décapitées dans la région. L'Association des mines de charbon de Virginie-Occidentale assure, elle, que les mines à ciel ouvert ne représentent pas plus de 1 % du territoire de l'Etat. Impossible à vérifier. Car-incroyable mais vrai-les mines elles-mêmes restent presque invisibles. Quand on circule au fond des vallées encaissées, c'est tout juste si l'on aperçoit très haut un bout de terre pelée ou une barrière bien gardée qui interdit l'accès à un site. Vu du ciel, en revanche, c'est le choc. Imaginez les Vosges transformées en paysage martien.
Comme la majorité des Américains, Judy Bonds n'avait jamais entendu parler de la décapitation des montagnes. Jusqu'au jour de 1993 où d'énormes explosions ébranlent son village. Renseignements pris, Massey, le plus gros exploitant de charbon de l'Etat, a obtenu un permis sur la montagne proche. Très vite, l'enfer se déchaîne au fond de la vallée. Il y a la poussière des gravats, puis celle du charbon, gluante, des dépôts noirs dans le ruisseau... Pour aller au cimetière annexé par la mine, il faut se faire escorter par un garde. Peu à peu, les habitants s'exilent. Massey rachète les maisons pour une bouchée de pain. Judy, une petite dame à l'allure décidée, résiste : « C'est la terre de mes ancêtres. Mes parents, mes grands-parents ont vécu là. » Mais l'asthme de son petit-fils s'aggrave. En 1999, elle se résout la dernière à quitter sa vallée. Depuis, elle se bat comme Larry contre les « terroristes ».
Une tâche aussi ardue que de tenir tête aux légions de César. D'abord, parce que l'industrie houillère est archipuissante. Dans « Coal River », Michael Shnayerson raconte comment le patron de Massey, Don Blankenship, viole tous les règlements, bafoue les droits des mineurs, achète juges et élus... A côté, les propriétaires de mine évoqués dans le « Germinal » de Zola font figure d'humanistes.
Ensuite, parce que la population locale soutient à fond les charbonniers. C'est la seule industrie de cet Etat très pauvre. « Je n'aime pas le procédé, mais il n'y a que le charbon ici. C'est ce qui offre des salaires décents et fait survivre ma famille. S'il n'y a pas d'autres moyens de l'exploiter, eh bien tant pis », explique Earl, un cousin de Larry Gibson, qui a passé trente-deux ans dans la mine. « [Une telle dévastation] n'arriverait jamais ailleurs » [...] Cela « susciterait un tollé [...] Mais les Appalaches sont un territoire à part, isolé par ses montagnes [...] Ses habitants sont pour la plupart trop pauvres et trop intimidés après un siècle d'exploitation impitoyable par King Coal », écrit Michael Shnayerson.
Alors, entre pro et anticharbon, c'est « la guerre civile », comme dit Judy Bonds. L'une des grandes batailles se joue à l'école primaire de Marsh Fork. Cet établissement de 250 enfants est construit, curieusement, à côté d'une usine de traitement où l'on nettoie le charbon avec des produits hautement toxiques. Une partie des parents emmenés par Judy exige le déménagement, invoquant le fait que les enfants souffrent plus qu'ailleurs d'asthme, de diarrhée et de maux divers. Pas question, rétorque un autre bloc de parents, employés de Massey pour la plupart. L'air est parfaitement sain. Le bras de fer dure depuis des années.
C'est qu'il faut du courage pour s'attaquer aux mines. Maria Gunnoe l'a appris à ses dépens. Cette descendante de Cherokee, fille, petite-fille et soeur de mineur, n'est pourtant pas une tendre. En 2000, une mine démarre au-dessus de chez elle dans le village de Bob White. Bientôt 6 mètres de gravats bloquent le ruisseau de son terrain. Adieu, poissons. Adieu, aussi, l'eau du puits, devenue toxique. Plus grave, chaque fois qu'il pleut, des inondations emportent un bout de sa propriété. Maria, une serveuse de restaurant, ameute les élus.
Obama, le dernier espoir des anticharbon
En vain. « Tout le monde se moque de ce qui m'arrive, on m'a traitée comme si j'avais la peste », résume-t-elle. A force de militer, elle arrive à faire bloquer une extension du permis de la mine. Depuis, on la menace de brûler sa maison, les énormes camions de charbon l'ont envoyée plusieurs fois valser dans le fossé avec sa voiture, des inconnus pénètrent sur son terrain... Si bien qu'elle a mis une clôture et des caméras de sécurité et qu'elle se balade désormais avec un gros chien. Chez Larry, on a brûlé un cabanon, tué un de ses chiens... Mais il en faut plus pour dissuader ces montagnards de choc. A défaut de potion magique, la poignée d'anti-MTR se bat à coups de procès. Des dizaines et des dizaines d'actions en justice depuis des années pour bloquer les permis, limiter la taille des mines... Qui débouchent parfois sur des victoires retentissantes. Massey a été condamné récemment à payer 20 millions de dollars, la plus grosse amende jamais infligée, pour avoir pollué des centaines de torrents.
A trois reprises, la justice a estimé que le rejet des gravats dans les vallées violait la loi sur la protection de l'eau. Par trois fois, le lobby houiller-qui a complètement noyauté l'administration Bush-a fait appel et le jugement qui exigeait des réglementations plus contraignantes sur le MTR a été cassé. Un nouveau jugement, très attendu mi-février a, une fois de plus, donné gain de cause à l'industrie du charbon, ce qui devrait débloquer une série de permis.
L'avenir du MTR dépend maintenant de Barack Obama. « Nous espérons que la nouvelle administration va faire quelque chose pour inverser les décisions de l'ère Bush », déclare Joe Lovett, l'un des célèbres avocats antidécapitation. Inquiet, le lobby charbonnier menace du pire. « On a besoin de pouvoir entreposer les gravats dans les vallées, c'est la solution écologique la plus sûre. Si les juges interdisent le procédé à cause de quelques extrémistes, on ne pourra plus exploiter les mines. Cela va provoquer une grosse convulsion dans le pays. C'est une chose de s'opposer à la décapitation, mais si on se lève le matin et qu'il n'y a plus d'électricité, c'en est une autre », affirme Jason Bostic, l'un des responsables de l'Association des mines de charbon de Virginie-Occidentale.
Et puis, « le MTR soutient l'économie de l'Etat », ajoute-t-il. En créant des surfaces planes, une rareté dans ce coin montagneux, il permet d'attirer des entreprises. Et de citer une prison et un golf implantés sur d'anciennes mines. Le charbon génère aussi des taxes, des salaires, crée des emplois... Faux, rétorquent les écologistes. En 1950, l'Etat comptait 125 000 mineurs, contre 15 000 aujourd'hui, à cause de l'expansion des mines de surface. Quant à la prospérité annoncée, on la cherche en vain à Whitesville, par exemple. Jusque dans les années 70, ce bourg florissant sur la route de la Coal River comptait deux cinémas, un bowling, un supermarché... Aujourd'hui, il reste deux entreprises de pompes funèbres, un fleuriste et des bâtiments abandonnés. Seuls les interminables trains de charbon qui traversent la ville jour et nuit troublent le silence.
Car les compagnies minières, elles, se portent comme un charme. Plus de 50 % de l'électricité aux Etats-Unis provient du charbon. Surtout, l'essor de la demande a dopé les exportations américaines vers l'Europe et la Chine.
« On ne peut pas continuer ainsi. A ce train-là, dans trente ou quarante ans, il y aura 49 Etats et une poubelle », se lamente Larry Gibson. Pour Larry et Maria, c'est trop tard. Mais Lorelei Scarbro a encore de l'espoir. Cette veuve de mineur habite au sud de Whitesville un fond de vallée bucolique. Sauf que son petit paradis est menacé par un permis de mine, temporairement bloqué en attendant le jugement. A l'entrée de son jardin, elle a planté un écriteau. « Tout individu qui franchira illégalement cette barrière sera abattu et les survivants seront achevés. »
Charbon. Les exploitants rasent les montagnes à l'explosif. Reportage.
Hélène Vissière
Larry Gibson, c'est l'Astérix des Appalaches. Comme le guerrier gaulois, il vit assiégé dans son bungalow au sommet d'une montagne de Virginie-Occidentale. L'« envahisseur » n'est pas loin.
Il surgit au bout d'un sentier boisé. Là, à perte de vue, s'étale un paysage de désolation. Le terrain de Larry est encerclé par des mines de charbon à ciel ouvert, qui ont systématiquement raboté, rogné, rasé toutes les montagnes. « Il y a encore quatre ans s'élevait ici un pic qui me surplombait d'au moins 100 mètres. Il ne reste que ça », raconte-t-il, navré, en désignant une surface laminée au rouleau compresseur. Jadis dominée par des chaînes couvertes de forêts, sa propriété est aujourd'hui le plus haut point à l'horizon. « Les gens me demandent si j'ai des photos d'avant. Mais pourquoi aurais-je pris des photos de montagnes ? Je n'imaginais pas qu'elles allaient disparaître ! »
Et pourtant, elles disparaissent à un rythme effréné, de la Virginie-Occidentale au Tennessee, en passant par le Kentucky et la Virginie, le bassin houiller des Appalaches. Depuis près de vingt ans, les producteurs de charbon délaissent l'extraction souterraine pour le « mountaintop removal » (MTR), l'arasement des montagnes.
On commence par déboiser le site, puis on le dynamite à l'aide d'énormes charges d'explosifs afin de mettre au jour les veines de minerai. Et l'on balance dans les vallées la terre et les gravats. Une technique très efficace qui permet de récupérer 100 % du charbon au lieu de 40 % à 60 % dans l'extraction souterraine. Et bien moins coûteuse, car elle demande une main-d'oeuvre réduite.
Mais c'est une catastrophe pour l'environnement. Le MTR détruit non seulement les plus vieilles montagnes du monde, mais aussi l'écosystème des vallées, les torrents, les villages... Selon une étude fédérale, 1 165 kilomètres de cours d'eau dans les Appalaches ont été enterrés sous les gravats entre 1985 et 2001, et 1 000 autres devraient subir le même sort dans les dix années à venir.
Autour de Kayford, le grignotage des montagnes ne s'arrête jamais. « Ils dynamitent jusqu'à dix fois par jour », témoigne Larry Gibson. Et les excavatrices, des machines hautes comme vingt étages capables d'enlever d'un seul coup jusqu'à 450 tonnes de roc, travaillent même la nuit. « Cela me crève le coeur. Je vois passer des daims, des ours qui ne savent pas où aller. Sur mon terrain, il n'y a plus d'eau, l'air est pollué. Je sais que ça me tue de rester ici. Ils m'ont proposé de racheter la propriété. Mais c'est ma terre, ça n'a pas de prix. » Alors, ce retraité de General Motors a déclaré la guerre aux légions houillères. Il a créé une fondation pour la défense des montagnes et organise des visites « touristiques » des restes de Kayford.
Paradoxalement, c'est la mise en place, au début des années 90, de standards plus stricts en matière de rejet de gaz à effet de serre qui a accéléré la décapitation des montagnes. Les centrales thermiques se sont mises à exiger un charbon censé brûler plus « proprement ». Or ce charbon plus pur, onle trouve précisément en grande quantité au sommetdes Appalaches. Rien qu'en Virginie-Occidentale, le deuxième producteur du pays, 271 mines à ciel ouvert produisent aujourd'hui 35 % du minerai de l'Etat.
Selon les écologistes, quelque 474 collines ont déjà été décapitées dans la région. L'Association des mines de charbon de Virginie-Occidentale assure, elle, que les mines à ciel ouvert ne représentent pas plus de 1 % du territoire de l'Etat. Impossible à vérifier. Car-incroyable mais vrai-les mines elles-mêmes restent presque invisibles. Quand on circule au fond des vallées encaissées, c'est tout juste si l'on aperçoit très haut un bout de terre pelée ou une barrière bien gardée qui interdit l'accès à un site. Vu du ciel, en revanche, c'est le choc. Imaginez les Vosges transformées en paysage martien.
Comme la majorité des Américains, Judy Bonds n'avait jamais entendu parler de la décapitation des montagnes. Jusqu'au jour de 1993 où d'énormes explosions ébranlent son village. Renseignements pris, Massey, le plus gros exploitant de charbon de l'Etat, a obtenu un permis sur la montagne proche. Très vite, l'enfer se déchaîne au fond de la vallée. Il y a la poussière des gravats, puis celle du charbon, gluante, des dépôts noirs dans le ruisseau... Pour aller au cimetière annexé par la mine, il faut se faire escorter par un garde. Peu à peu, les habitants s'exilent. Massey rachète les maisons pour une bouchée de pain. Judy, une petite dame à l'allure décidée, résiste : « C'est la terre de mes ancêtres. Mes parents, mes grands-parents ont vécu là. » Mais l'asthme de son petit-fils s'aggrave. En 1999, elle se résout la dernière à quitter sa vallée. Depuis, elle se bat comme Larry contre les « terroristes ».
Une tâche aussi ardue que de tenir tête aux légions de César. D'abord, parce que l'industrie houillère est archipuissante. Dans « Coal River », Michael Shnayerson raconte comment le patron de Massey, Don Blankenship, viole tous les règlements, bafoue les droits des mineurs, achète juges et élus... A côté, les propriétaires de mine évoqués dans le « Germinal » de Zola font figure d'humanistes.
Ensuite, parce que la population locale soutient à fond les charbonniers. C'est la seule industrie de cet Etat très pauvre. « Je n'aime pas le procédé, mais il n'y a que le charbon ici. C'est ce qui offre des salaires décents et fait survivre ma famille. S'il n'y a pas d'autres moyens de l'exploiter, eh bien tant pis », explique Earl, un cousin de Larry Gibson, qui a passé trente-deux ans dans la mine. « [Une telle dévastation] n'arriverait jamais ailleurs » [...] Cela « susciterait un tollé [...] Mais les Appalaches sont un territoire à part, isolé par ses montagnes [...] Ses habitants sont pour la plupart trop pauvres et trop intimidés après un siècle d'exploitation impitoyable par King Coal », écrit Michael Shnayerson.
Alors, entre pro et anticharbon, c'est « la guerre civile », comme dit Judy Bonds. L'une des grandes batailles se joue à l'école primaire de Marsh Fork. Cet établissement de 250 enfants est construit, curieusement, à côté d'une usine de traitement où l'on nettoie le charbon avec des produits hautement toxiques. Une partie des parents emmenés par Judy exige le déménagement, invoquant le fait que les enfants souffrent plus qu'ailleurs d'asthme, de diarrhée et de maux divers. Pas question, rétorque un autre bloc de parents, employés de Massey pour la plupart. L'air est parfaitement sain. Le bras de fer dure depuis des années.
C'est qu'il faut du courage pour s'attaquer aux mines. Maria Gunnoe l'a appris à ses dépens. Cette descendante de Cherokee, fille, petite-fille et soeur de mineur, n'est pourtant pas une tendre. En 2000, une mine démarre au-dessus de chez elle dans le village de Bob White. Bientôt 6 mètres de gravats bloquent le ruisseau de son terrain. Adieu, poissons. Adieu, aussi, l'eau du puits, devenue toxique. Plus grave, chaque fois qu'il pleut, des inondations emportent un bout de sa propriété. Maria, une serveuse de restaurant, ameute les élus.
Obama, le dernier espoir des anticharbon
En vain. « Tout le monde se moque de ce qui m'arrive, on m'a traitée comme si j'avais la peste », résume-t-elle. A force de militer, elle arrive à faire bloquer une extension du permis de la mine. Depuis, on la menace de brûler sa maison, les énormes camions de charbon l'ont envoyée plusieurs fois valser dans le fossé avec sa voiture, des inconnus pénètrent sur son terrain... Si bien qu'elle a mis une clôture et des caméras de sécurité et qu'elle se balade désormais avec un gros chien. Chez Larry, on a brûlé un cabanon, tué un de ses chiens... Mais il en faut plus pour dissuader ces montagnards de choc. A défaut de potion magique, la poignée d'anti-MTR se bat à coups de procès. Des dizaines et des dizaines d'actions en justice depuis des années pour bloquer les permis, limiter la taille des mines... Qui débouchent parfois sur des victoires retentissantes. Massey a été condamné récemment à payer 20 millions de dollars, la plus grosse amende jamais infligée, pour avoir pollué des centaines de torrents.
A trois reprises, la justice a estimé que le rejet des gravats dans les vallées violait la loi sur la protection de l'eau. Par trois fois, le lobby houiller-qui a complètement noyauté l'administration Bush-a fait appel et le jugement qui exigeait des réglementations plus contraignantes sur le MTR a été cassé. Un nouveau jugement, très attendu mi-février a, une fois de plus, donné gain de cause à l'industrie du charbon, ce qui devrait débloquer une série de permis.
L'avenir du MTR dépend maintenant de Barack Obama. « Nous espérons que la nouvelle administration va faire quelque chose pour inverser les décisions de l'ère Bush », déclare Joe Lovett, l'un des célèbres avocats antidécapitation. Inquiet, le lobby charbonnier menace du pire. « On a besoin de pouvoir entreposer les gravats dans les vallées, c'est la solution écologique la plus sûre. Si les juges interdisent le procédé à cause de quelques extrémistes, on ne pourra plus exploiter les mines. Cela va provoquer une grosse convulsion dans le pays. C'est une chose de s'opposer à la décapitation, mais si on se lève le matin et qu'il n'y a plus d'électricité, c'en est une autre », affirme Jason Bostic, l'un des responsables de l'Association des mines de charbon de Virginie-Occidentale.
Et puis, « le MTR soutient l'économie de l'Etat », ajoute-t-il. En créant des surfaces planes, une rareté dans ce coin montagneux, il permet d'attirer des entreprises. Et de citer une prison et un golf implantés sur d'anciennes mines. Le charbon génère aussi des taxes, des salaires, crée des emplois... Faux, rétorquent les écologistes. En 1950, l'Etat comptait 125 000 mineurs, contre 15 000 aujourd'hui, à cause de l'expansion des mines de surface. Quant à la prospérité annoncée, on la cherche en vain à Whitesville, par exemple. Jusque dans les années 70, ce bourg florissant sur la route de la Coal River comptait deux cinémas, un bowling, un supermarché... Aujourd'hui, il reste deux entreprises de pompes funèbres, un fleuriste et des bâtiments abandonnés. Seuls les interminables trains de charbon qui traversent la ville jour et nuit troublent le silence.
Car les compagnies minières, elles, se portent comme un charme. Plus de 50 % de l'électricité aux Etats-Unis provient du charbon. Surtout, l'essor de la demande a dopé les exportations américaines vers l'Europe et la Chine.
« On ne peut pas continuer ainsi. A ce train-là, dans trente ou quarante ans, il y aura 49 Etats et une poubelle », se lamente Larry Gibson. Pour Larry et Maria, c'est trop tard. Mais Lorelei Scarbro a encore de l'espoir. Cette veuve de mineur habite au sud de Whitesville un fond de vallée bucolique. Sauf que son petit paradis est menacé par un permis de mine, temporairement bloqué en attendant le jugement. A l'entrée de son jardin, elle a planté un écriteau. « Tout individu qui franchira illégalement cette barrière sera abattu et les survivants seront achevés. »
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