dimanche 14 mars 2010

Drogues : le cannabis s’enracine, la cocaïne progresse

...L'excellente image de la cocaïne. Les années 2000 constituent un tournant dans la disponibilité de la cocaïne en France, qui entre alors dans une phase de " diffusion large". Parmi les 18-44 ans, le niveau d'expérimentation triple entre 1992 et 2005, passant de 1,2% à 3,8%. En 2005, le nombre d'expérimentateurs de cocaïne au cours de la vie était estimé à environ 1million de personnes, pour environ 250 000 qui en ont consommé au cours de l'année. Bénéficiant d'une image " extrêmement positive ", la cocaïne touche toutes les des classes d'âge dans des milieux sociaux très hétérogènes. " Perçue comme une drogue festive, et somme toute peu dangereuse, elle semble en phase avec une période où la performance est socialement très valorisée ", explique l'OFDT. La technique du chauffage de la cocaïne mélangée à du bicarbonate pour la consommer fumée ("free-base", soit le même produit que le crack) est de plus en plus en vogue. La cocaïne se diffuse également hors des agglomérations, notamment dans les quartiers périphériques, où le deal de cocaïne se greffe désormais sur celui du cannabis.

La " ringardisation " de l'ecstasy. Produit emblématique des "nouvelles drogues" des années 1990, très liée à l'essor de la culture techno, l'ecstasy a connu une phase de progression importante jusqu'au début des années 2000. Cette petite pilule colorée, facilement ingérable " était alors, après le cannabis, le produit illicite par lequel des centaines de milliers de jeunes sont entrés dans la consommation de substances illicites", explique l'OFDT.


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