A Fos-sur-Mer, « pourquoi tout le monde meurt d'un cancer ? »
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 25/07/2010 | 21H28
Comment vit-on dans « la zone la plus polluée de France » ? Mal. Des médecins dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants.
Vue sur les usines de la zone industrielle de Fos (Daniel Moutet).
Info signalée par un internaute
(De Fos-sur-Mer) Cette terre située entre Marseille et Camargue vit depuis quarante ans enserrée parmi les usines. Deux petites communes, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, comptant 25 000 habitants et 17 500 emplois, étouffent plus que les autres.
Pas moins de douze sites Seveso (présentant un risque d'explosion, d'émission de gaz toxiques ou d'incendie) et quelque 62 sites industriels sont recensés à proximité des habitations à l'ouest de l'étang de Berre. (Téléchargez la fiche territoriale de
Fos-sur-Mer)
suite:
http://www.rue89.com/planete89/2010/07/13/a-fos-sur-mer-pourquoi-tout-le-monde-meurt-dun-cancer-158604
vendredi 30 juillet 2010
VILLE DU SUD DE LA FRANCE...UN PARADIS...AVANT...
la suite: http://www.rue89.com/retro-ina/2010/07/28/a-fos-sur-mer-des-1972-oui-on-polluera-un-peu-160134
A Fos-sur-Mer, dès 1972 : « Oui, on polluera… un peu »
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 28/07/2010 | 10H46
Après la publication de notre enquête sur les problèmes de santé liés à la pollution à Fos-sur-Mer, l'INA nous a envoyé une sélection de vidéos d'archives, où nous avons déniché de petites merveilles.
D'abord, cet extrait de journal télévisé de 1971, qui raconte que dans « le grand delta [du Rhône] », la France de la planification postgaulliste a décidé de bâtir « le grand port du sud, en concurrence avec Rotterdam et Anvers ». Un brin fasciné par ce qui était à l'époque le plus grand chantier de France, le commentateur résume que c'est un projet :
« Ambitieux et difficile… même si les usines sont moins tristes sous le soleil du Midi ». (Voir la vidéo)
la suite: http://www.rue89.com/retro-ina/2010/07/28/a-fos-sur-mer-des-1972-oui-on-polluera-un-peu-160134
A Fos-sur-Mer, dès 1972 : « Oui, on polluera… un peu »
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 28/07/2010 | 10H46
Après la publication de notre enquête sur les problèmes de santé liés à la pollution à Fos-sur-Mer, l'INA nous a envoyé une sélection de vidéos d'archives, où nous avons déniché de petites merveilles.
D'abord, cet extrait de journal télévisé de 1971, qui raconte que dans « le grand delta [du Rhône] », la France de la planification postgaulliste a décidé de bâtir « le grand port du sud, en concurrence avec Rotterdam et Anvers ». Un brin fasciné par ce qui était à l'époque le plus grand chantier de France, le commentateur résume que c'est un projet :
« Ambitieux et difficile… même si les usines sont moins tristes sous le soleil du Midi ». (Voir la vidéo)
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Limon&Nada : Coca-Cola presse le buveur comme un citron
Vous avez aimé VitaminWater, la boisson sucrée qui se fait appeler « eau » ? Vous allez adorer Limon&Nada de Minute Maid (propriété de Coca-Cola), la limonade qui contient « du jus de citron, de l'eau, et du sucre… c'est aussi simple que ça ! », dixit l'emballage et les quelques panneaux d'affichage soigneusement choisispour leur emplacement stratégique dans les « bobolands » de centre-ville. (Voir la publicité)
Eh bien non, ce n'est pas aussi simple que ça, puisque Limon&Nada contient aussi des arômes (dont on n'aura pas le droit de savoir sur l'étiquette s'ils sont naturels ou artificiels), de l'acide ascorbique et du bêta-carotène pour lui donner bonne mine.
Tiens, tiens, cette petite merveille ressemble à s'y méprendre à une limonade Minute Maid bien moins branchée, commercialisée en Amérique du Nord. C'est dans les vieilles bouteilles qu'on fait les meilleurs breuvages, ce n'est pas à Coca-Cola Company qu'on va apprendre ça.
Limon&Nada ou l'art du repositionnement marketing
Une bouteille de MinuteMaid et une autre de Limon&Nada (DR)La recette du succès ? Reprenez une composition sans histoire qui a fait ses preuves, comme celle de Minute Maid : « eau filtrée, jus de citron de concentré, sucre/glucose-fructose, essence naturelle. »
Modifiez-la un chouia. Changez totalement le packaging et le positionnement.
Ajoutez un zeste de mensonge -« & nada » [« rien » en espagnol]- et une mention « sans conservateur » qui rassure le consommateur inquiet comme le lapin dans les phares de l'auto.
Soit dit en passant, si l'acide ascorbique n'est pas à proprement parler un conservateur, c'est tout de même une molécule dont la fonction est de lutter contre l'oxydation de la boisson, et son rancissement. Un truc qui la conserve, quoi (précision pour les esprits chafouins, les purs jus sont, eux, sans additif du tout, « conformément à la législation en vigueur »)…
Et vous avez le « hit » de l'été, celui qu'on va « échantillonner » dans tous les supermarchés de France pour ferrer le consommateur assoiffé. Celui qu'on va boire quand il fait trop chaud pour travailler. Pulco, pousse-toi de là que je m'y mette.
1,60 euro le litre de Limon&Nada, avec 13% de jus de citron
Le dernier élément, c'est évidemment le prix. Et là, on a envie de dire : « Bravo Coca ! », on lève bien haut nos sombreros. S'afficher à 1,60 euro la boisson (prix indicatif pour 1 litre) contenant seulement 13% de jus de citron, c'est audacieux.
A l'autre bout du rayon, le pur jus de citron bio se vend 8 euros le litre mais contient, lui, l'équivalent de douze citrons pressés entiers, pas concentrés du tout.
« Maintenant, vous avez la parfaite excuse pour vous rafraîchir et ne plus penser à rien », invite la bouteille. Ça vous laissera du temps de cerveau disponible pour regarder TF1 et ses pubs pour Coca.
LA SUITE A LIRE: http://www.rue89.com/dessous-assiette/2010/07/30/limonnada-coca-cola-presse-le-buveur-comme-un-citron-160323
Vous avez aimé VitaminWater, la boisson sucrée qui se fait appeler « eau » ? Vous allez adorer Limon&Nada de Minute Maid (propriété de Coca-Cola), la limonade qui contient « du jus de citron, de l'eau, et du sucre… c'est aussi simple que ça ! », dixit l'emballage et les quelques panneaux d'affichage soigneusement choisispour leur emplacement stratégique dans les « bobolands » de centre-ville. (Voir la publicité)
Eh bien non, ce n'est pas aussi simple que ça, puisque Limon&Nada contient aussi des arômes (dont on n'aura pas le droit de savoir sur l'étiquette s'ils sont naturels ou artificiels), de l'acide ascorbique et du bêta-carotène pour lui donner bonne mine.
Tiens, tiens, cette petite merveille ressemble à s'y méprendre à une limonade Minute Maid bien moins branchée, commercialisée en Amérique du Nord. C'est dans les vieilles bouteilles qu'on fait les meilleurs breuvages, ce n'est pas à Coca-Cola Company qu'on va apprendre ça.
Limon&Nada ou l'art du repositionnement marketing
Une bouteille de MinuteMaid et une autre de Limon&Nada (DR)La recette du succès ? Reprenez une composition sans histoire qui a fait ses preuves, comme celle de Minute Maid : « eau filtrée, jus de citron de concentré, sucre/glucose-fructose, essence naturelle. »
Modifiez-la un chouia. Changez totalement le packaging et le positionnement.
Ajoutez un zeste de mensonge -« & nada » [« rien » en espagnol]- et une mention « sans conservateur » qui rassure le consommateur inquiet comme le lapin dans les phares de l'auto.
Soit dit en passant, si l'acide ascorbique n'est pas à proprement parler un conservateur, c'est tout de même une molécule dont la fonction est de lutter contre l'oxydation de la boisson, et son rancissement. Un truc qui la conserve, quoi (précision pour les esprits chafouins, les purs jus sont, eux, sans additif du tout, « conformément à la législation en vigueur »)…
Et vous avez le « hit » de l'été, celui qu'on va « échantillonner » dans tous les supermarchés de France pour ferrer le consommateur assoiffé. Celui qu'on va boire quand il fait trop chaud pour travailler. Pulco, pousse-toi de là que je m'y mette.
1,60 euro le litre de Limon&Nada, avec 13% de jus de citron
Le dernier élément, c'est évidemment le prix. Et là, on a envie de dire : « Bravo Coca ! », on lève bien haut nos sombreros. S'afficher à 1,60 euro la boisson (prix indicatif pour 1 litre) contenant seulement 13% de jus de citron, c'est audacieux.
A l'autre bout du rayon, le pur jus de citron bio se vend 8 euros le litre mais contient, lui, l'équivalent de douze citrons pressés entiers, pas concentrés du tout.
« Maintenant, vous avez la parfaite excuse pour vous rafraîchir et ne plus penser à rien », invite la bouteille. Ça vous laissera du temps de cerveau disponible pour regarder TF1 et ses pubs pour Coca.
LA SUITE A LIRE: http://www.rue89.com/dessous-assiette/2010/07/30/limonnada-coca-cola-presse-le-buveur-comme-un-citron-160323
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