Armé de son compteur Geiger, le Blogueur
enquête en Allemagne qui, abandonnant le nucléaire, va devoir gérer une
nouvelle montagne de déchets ; en France, où l’enfouissement des
poubelles hautement radioactives est encore à l’étude ; et en Finlande,
où on leur construit un tombeau pour les prochains 100 000 ans.
Retrouvez sur le blog :La radioactivité n’a pas toujours été synonyme de danger et de mort. Dans la première moitié du XXe siècle, les produits de beauté à base de radium étaient un must ! C’est en Nouvelle-Zemble, en plein arctique russe, que les Soviétiques ont conduit l’essentiel de leurs essais nucléaires. Le site, aujourd’hui abandonné, est un champ de ruines radioactives à ciel ouvert. On enquête sur les décharges mortelles de l’ex URSS. Des centrales françaises à Saint-Pétersbourg en passant par la Sibérie et l’usine de retraitement de la Hague, suivez les circuits compliqués, et contestés, des déchets nucléaires ultimes.
Qu’est-ce qu’un déchet radioactif ?
On appelle déchet radioactif toute substance dont aucun usage n’est prévu et dont le niveau de radioactivité ne permet pas la décharge sans contrôle dans l’environnement. Les nombreuses utilisations des propriétés de la radioactivité produisent, depuis le début du XXe siècle, des déchets radioactifs. Ces déchets proviennent pour l’essentiel des centrales de production d’électricité, des usines de traitement des combustibles usés et des autres installations nucléaires civiles et militaires qui se sont développées au cours des dernières décennies. Ainsi, en France, les principaux producteurs de déchets radioactifs sont EDF, AREVA et CEA. On compte également plus de 1 000 petits producteurs qui contribuent aussi, à un degré moindre, à la production de déchets radioactifs : laboratoires de recherche, hôpitaux, industries, etc.