Petit puzzle Les enfants des rues en chiffres :
Selon l'ONU, 150 millions d'enfants vivent dans la rue, soit un enfant sur cinq.
Bangladesh : plus de 3 millions d’enfants âgés de 5 à 15 ans constituent 72 % des miséreux en zone urbaine.
Cambodge : dans les grandes villes 30 % des sans domiciles sont des enfants. Ce taux ne cesse de croître à Phnom Penh
Inde : plus de 150 000 enfants sont dans la rue à Delhi et plusieurs millions dans le pays
Indonésie : on estime à plus de 7 500 enfants réfugiés dans le métro de Djakarta
Mongolie : près de 43 000 enfants occupent les villes de leur pays
Birmanie (Myanmar) : plus de 7 000 enfants sont dans la rue dans la capitale Rangoon
Népal : plus de 9 000 enfants sont dans les rues de la capitale Katmandou
Pakistan : entre 20 et 45 000 enfants sont dans les rues de karachi
Philippines : 550 000 enfants vivent dans les rues de Manille, dont 50 000 à 80 000 dans le métro de la capitale. Plusieurs milliers d’autres sont recensés dans les principales villes du pays.
Thaïlande : plus de 180 000 enfants vivent dans les principales villes du pays.
Enfants des rues en Asie (Photo : Association Citoyen des rues - Arnaud Humann) Viêt-Nam : 65 000 enfants vivent dans les principales villes du pays dont 7 600 à Hanoi et 18 800 à Hô Chi Minh-Ville. La moitié de ces enfants se prostitue.
Turquie : plus de 17 000 enfants de 7 à 15 ans subsistent dans les rues d’Ankara en faisant des petits métiers. Ils sont autant à Istanbul. Ces chiffres sont en augmentation après le tremblement de terre de 1999 qui à laissé des familles entières sans ressources ni domicile.
Chine : 10 millions d’enfants clandestins naissent chaque année en milieu rural et cela en marge du planning officiel des naissances qui n’autorise qu’un seul enfant par couple. N’étant pas déclarés, ils n’ont aucune existence légale et sont destinés à rester des marginaux toute leur vie. Ce sont eux qui viennent grossir les rangs des enfants des rues lors des flux migratoires. On compte 300 000 enfants dans les rues de Shanghai et de Guangdong. Dans l’ensemble du pays ils seraient plusieurs millions.
Nicaragua : 16 000 enfants sont livrés à eux-mêmes dans les rues de la capitale Managua.
Colombie : beaucoup de parents abandonnent leurs enfants pour des nécessités économiques. Depuis le début des années 90 on compte plus de 50 000 abandons par an. Ces enfants viennent grossir le nombre d’enfants dans les rues de ce pays.
Guatemala : plusieurs dizaines de milliers d’enfants sont orphelins dans ce pays. On estime à
5 000 le nombre d’enfants dans les rues de Guatemala City.
Russie : chaque année 60 000 enfants fuguent pour fuir les coups, les traitements cruels et les comportements immoraux de leurs parents. Tous vont vers les grandes villes et on estime à 800 000 enfants dans la rue dans toute la Fédération de Russie.
Zaïre : au moins 35 000 enfants sont dans les rues des principales villes du pays. Dans la capitale Kinshasa, ils sont plus de 7 000 totalement abandonnés. Réputés porter malheur, ils sont appelés « enfants sorciers » par la population qui les fuit et les persécute.
France : on estime aujourd’hui à 40 000 le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes. Chiffre en nette augmentation provoqué par les flux migratoires venant des pays de l’est et notamment des minorités Tziganes Roumaines. Il n’est plus rare aujourd’hui (bien que cela soit interdit par la législation française) de voir de très jeunes enfants proposer leurs services à certains carrefours de nos grandes villes : pour le nettoyage des pares brises des voitures ou bien encore mendier dans les rues ou le métro.
États Unis : 1 850 000 enfants sont portés disparus chaque année. La majorité d’entre sont des fugueurs. 10 à 20 000 de ces enfants ne sont jamais retrouvés et deviennent, pour la plupart, des enfants des rues. A Chicago par exemple ils sont 4 à 5 000 sans abri.
Roumanie : à Bucarest ils seraient entre 3 et 5 000 à errer dans les rues, se terrant la nuit comme des taupes, dans tous les recoins possibles.